Setting up a foam lance: nozzle, dosing and dwell time
Jasper von Detailing1 |
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Qu'est-ce qui fait un bon shampoing auto ? Pas le pouvoir nettoyant, mais la glisse. Il pose un film entre le gant de lavage et le vernis, sur lequel le gant glisse au lieu de frotter. C'est là, exactement, qu'un lavage laisse des swirls ou pas. Chez Detailing1 tu as 61 shampoings sous la main, du pH neutre au shampoing d'entretien avec protection intégrée.
Le shampoing auto est un concentré à base de tensioactifs pour le lavage à la main qui remplit trois missions en même temps : il décolle le film de crasse restant, il maintient la saleté décollée en suspension pour qu'elle ne retombe pas sur le vernis, et il pose un film de glisse entre le gant et la surface. La troisième mission est la plus importante, parce que c'est elle qui décide de l'état du vernis au bout de quelques années.
Ce qu'on voit en pratique : Le surdosage est l'erreur la plus courante avec le shampoing auto, et ça semble logique : plus de mousse, on croit à plus d'effet. En réalité, une concentration plus élevée n'améliore quasiment plus la glisse, mais elle laisse des résidus de tensioactifs qui tirent des traces au séchage et usent ta protection plus vite. Tiens-toi à la dose du fabricant et mesure le concentré, au lieu de le balancer au feeling dans le seau. Si tu veux plus de mousse, remplis le seau avec le jet d'eau d'en haut — la même quantité mousse bien plus fort.
Un shampoing auto est chimiquement simple, et réglé plus finement que son prix ne le laisse croire. Trois fonctions tournent en parallèle.
La première, c'est le décollage. Les tensioactifs s'accrochent au film de crasse par leur bout qui aime le gras, et à l'eau par leur bout qui aime l'eau. Le film est ainsi soulevé de la surface, sans qu'aucune pression mécanique soit nécessaire. C'est le même mécanisme que pour n'importe quel nettoyant.
La deuxième, c'est le maintien en suspension. La saleté décollée doit rester dans l'eau jusqu'au rinçage. Si elle retombe avant sur le vernis, elle devient de l'abrasif au passage suivant du gant. Les bons shampoings contiennent pour ça des dispersants qui tiennent les particules à distance les unes des autres.
La troisième, c'est la lubrification, et c'est là la vraie différence avec un nettoyant multi-usages. Le film de tensioactifs fait baisser la friction entre le gant et le vernis au point que le gant glisse au lieu d'accrocher. Pour toi, ça veut dire : un grain de sable que le gant ramasse quand même est poussé sur la surface au lieu d'y être enfoncé.
Cette glisse, c'est aussi pourquoi le liquide vaisselle n'a rien à faire sur une voiture. Il est fait pour dégraisser et n'offre quasiment aucun film de glisse — en plus, il enlève toute couche de cire ou de sealant en un seul passage.
Un quatrième point concerne la mousse, et il est surestimé. Un seau plein de mousse a l'air de bosser, mais il dit peu de chose sur la glisse. Certaines formules moussent peu volontairement et lubrifient quand même très bien, d'autres moussent fort et sèchent plus vite. Fie-toi au ressenti sous le gant : s'il glisse facilement, le mélange est bon ; s'il accroche, il te faut plus d'eau ou un meilleur prélavage.
Le pH décide de la compatibilité avec la protection sur le vernis. Les shampoings neutres autour de pH 7 laissent la cire et le traitement céramique intacts, les variantes alcalines nettoient plus fort et coûtent de la durée de vie. Les deux ont leur place, mais pas dans la même routine.
La gamme se range en trois groupes, et le choix dépend de l'état de ton vernis.
Les shampoings neutres sont le standard pour une voiture bien suivie. Ils nettoient en douceur, glissent bien et laissent tranquille toute couche de protection en place. Pour une voiture scellée lavée chaque semaine, c'est le bon choix, puisque de toute façon tu n'enlèves qu'un léger film de route.
Les shampoings d'entretien apportent des parts de cire ou de polymère et redéposent une fine couche de protection à chaque lavage. Le Koch-Chemie Ceramic Effect Shampoo „Ces" Pflegeshampoo mit Versiegelung fait partie de ce groupe, tout comme le Koch-Chemie Glanzwachsshampoo „Gw" Autoshampoo mit Versiegelung. La couche accumulée ne remplace pas un vrai sealant, mais elle tient l'effet perlant nettement plus longtemps entre deux applications.
Les shampoings actifs sont la variante costaude avec une part alcaline. Ils entrent en jeu là où le film de route est tenace et où le prélavage n'a pas suffi. La Koch-Chemie Aktivwäsche „Aw" Aktiv-Shampoo est faite pour ça et n'a pas sa place dans la routine hebdo d'une voiture protégée.
Un quatrième groupe sort du cadre : le lavage sans rinçage. Le Koch-Chemie Rapid Rinseless Wash „Rrw" Waschen ohne Abspülen est prévu pour les voitures peu sales là où il n'y a pas d'arrivée d'eau. Sur un vernis très sale, la méthode ne convient pas, parce que la saleté n'est pas rincée.
Le GYEON Q²M Bathe Autoshampoo et le TUGA Chemie Shampoo-Teufel® Autoshampoo couvrent le groupe neutre avec une autre signature — tous les deux franchement mousseux pour un pouvoir nettoyant en retenue.
Les shampoings auto se vendent presque toujours en concentré, et le dosage, c'est là que ça part le plus souvent de travers.
La dilution typique se situe entre 1:100 et 1:400 selon le produit. Sur un seau de dix litres, ça fait entre 25 et 100 millilitres selon l'étiquette. Ça paraît peu et ça suffit, parce que la glisse atteint son maximum dès une faible concentration.
Passé ce point, plus de concentré ne donne pas un meilleur lavage. Ce que ça donne, ce sont des résidus : les tensioactifs qui restent sur la surface après le rinçage sèchent en traces et attirent la saleté à la première pluie. Ça se voit surtout sur les vernis foncés à contre-jour.
La dureté de l'eau entre en jeu. Dans les régions à eau dure, les ions calcium et magnésium fixent une partie des tensioactifs et la mousse est plus faible. La réponse, ce n'est pas plus de shampoing, mais un rinçage plus soigné et un séchage rapide, pour que le calcaire n'ait pas le temps de sécher.
Un repère pratique pour le rendement : un litre de concentré donne, à un dosage moyen, environ 20 à 40 seaux. Pour une voiture lavée chaque semaine, ça tient une saison entière et même au-delà.
Le shampoing déjà mélangé ne se garde pas. La solution est très diluée, donc un bon terrain de culture — après quelques jours dans le seau, elle sent le renfermé et dépose des germes sur le vernis. Rince le seau après le lavage, lave le gant avec et range les deux au sec.
Le même shampoing s'utilise de trois façons, et chacune a un but différent.
Le seau est la voie standard et la seule où la glisse joue vraiment. Mesure le concentré, remplis d'eau sous pression par le haut pour que ça mousse, plonge le gant. Un deuxième seau d'eau claire pour rincer le gant divise par deux la saleté qui repart sur le vernis.
Le canon à mousse sur le nettoyeur haute pression, c'est la deuxième voie, et on le remplit souvent avec le mauvais produit. Le shampoing auto n'est pas fait pour poser — la mousse retombe en quelques secondes et ne détrempe rien. C'est le boulot du snow foam, que tu trouves sous mousse & snow foam. Du shampoing dans le canon, c'est du produit gâché pour rien.
La troisième voie, c'est le lavage sans rinçage. Là, le concentré est dosé bien plus faible, appliqué au chiffon et repris à sec avec un second. Ça marche sur des voitures juste poussiéreuses et c'est la pire option de toutes sur un vernis sableux, parce qu'aucune eau ne chasse les particules.
La température de l'eau joue un rôle moindre qu'on ne le croit. L'eau tiède décolle un peu mieux le gras, mais l'eau chaude accélère le séchage sur la surface et augmente donc le risque de traces d'eau. En été, l'eau plus fraîche est le choix plus sûr.
Après le lavage vient le rinçage, du haut vers le bas et généreux. Les résidus de shampoing dans les interstices, les plis de joints et autour des baguettes ressortent au trajet suivant et laissent des traces sur une surface pourtant propre.
Notre gamme de shampoings est la plus large au sein du lavage auto et couvre toutes les classes de prix et d'exigence.
SONAX est en tête de la liste des marques, surtout sur le segment prêt à l'emploi et milieu de gamme. Si tu préfères bosser sans rien mesurer, c'est le choix évident.
Koch-Chemie aligne neuf articles mais domine nettement les ventes. La raison tient à la logique du système : pour chaque état de vernis il y a un produit adapté, du shampoing standard neutre au shampoing de réactivation pour traitements céramique, en passant par le shampoing d'entretien. Une fois dans le système, tu trouves le bon cran sans changer de marque.
GYEON, Meguiar's, CarPro et INNOVACAR complètent avec trois à six articles chacun, avec l'accent sur les shampoings pour voitures protégées. Le SONAX XTREME Rich-Foam Shampoo Auto-Shampoo et le SONAX XTREME Ceramic Active-Shampoo Autoshampoo couvrent ce terrain côté SONAX.
Deux articles de la gamme sont des produits de lavage à sec pour un usage sans eau, plus un shampoing moto spécialisé. Pour les deux-roues, la formule différente compte, parce qu'il y a bien plus de métal nu et anodisé que sur une voiture.
Côté prix, l'écart est large ; côté prix au lavage, il est serré. Un concentré cher à 1:400 peut revenir moins cher au seau qu'un pas cher à 1:100 — un coup d'œil à la dilution conseillée vaut le coup avant le coup d'œil au prix du flacon.
Quel shampoing convient, c'est l'état du vernis qui le décide — plus précisément : ce qu'il y a comme protection dessus.
Sur la voiture avec traitement céramique, le choix est le plus serré. Les shampoings alcalins coûtent de la durée de vie, et la protection est la couche la plus chère de la voiture. Ici, ce sont les shampoings neutres ou réactivants qui vont dans la routine, et sortir un shampoing actif reste l'exception.
Sur la voiture cirée ou scellée, c'est pareil mais en plus doux. La cire est plus fragile qu'une couche céramique et s'enlève un peu plus à chaque passage alcalin. Un shampoing d'entretien avec une part de cire tient l'état ici au lieu de l'user.
Sur la voiture du quotidien sans protection, tu as les mains libres, puisqu'il n'y a rien à enlever. Ici c'est la glisse qui compte, et un shampoing standard neutre l'assure pour le plus petit prix. Si tu veux protéger le vernis, l'entrée en matière est sous protection de la peinture.
En hiver, l'exigence se déplace. Le sel de déneigement est un problème minéral que les tensioactifs ne dissolvent qu'en partie — ici, un rinçage soigné à grande eau compte plus que le choix du shampoing, surtout dans les passages de roue et les plis. Plus important que le produit : que la voiture soit lavée, point — même à cinq degrés et même si elle est de nouveau grise deux jours plus tard.
Sur la moto et sur les véhicules avec beaucoup de métal nu, un coup d'œil à la formule vaut le coup. Les produits fortement alcalins attaquent l'aluminium et les surfaces anodisées, et le dégât apparaît comme une tache mate qu'on ne rattrape plus au polish.
Sur l'occasion après un long arrêt, le shampoing n'est pas le bon outil. La sève d'arbre, les projections de goudron et les résidus d'insectes incrustés ne se dissolvent dans aucune solution de shampoing, quelle que soit sa force. Ces cas se traitent ponctuellement avec des produits spécialisés de nettoyants avant de commencer le vrai lavage — plus de pression avec le gant ne coûte que du vernis.
Pour l'étape avant le lavage à la main, la route passe par mousse & snow foam et pré-nettoyants ; le déroulé complet est décrit sous lavage auto. Les gants de lavage et serviettes de séchage qui vont avec sont sous chiffons.
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